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Partir d’un devis d’installateur, c’est laisser l’installateur définir le périmètre du projet. Ce n’est pas sans risques. Mais le devis répond à une question différente de celle que vous devriez poser en premier.
Deux missions, deux périmètres
Un installateur dimensionne et chiffre une solution technique. C’est son métier. Mais son périmètre commence là où le vôtre devrait finir : il part d’une hypothèse de projet (« on installe 300 kWc ») et calcule le coût. L’étude technico-financière part en amont : elle détermine si 300 kWc est la bonne taille, si le LED n’est pas plus prioritaire, et si le projet tient financièrement selon vos hypothèses — pas les siennes.
Ce que dimensionne un installateur :
- La puissance installée selon le site
- Le coût des équipements et de la pose
- Une estimation de production annuelle
- Un retour sur investissement indicatif
Ce qu’ajoute une étude technico-financière :
- La consommation réelle (sur factures, pas estimée)
- La comparaison avec les autres leviers (LED, GTB)
- Les hypothèses documentées et auditables
- Un go/no-go sans conflit d’intérêt
Les 3 variables qui divergent le plus souvent
Ces divergences ne sont pas des erreurs — c’est une différence de données disponibles et de mission. Un devis est établi avant que l’installateur ait accès à vos factures réelles. Une étude part des factures.
L’autoconsommation est le moteur de la rentabilité PV. Elle dépend directement de votre consommation réelle, heure par heure. Sans courbe de charge, l’écart peut atteindre 20-40%, ce qui déplace le TRI de 2-3 points.
Le tarif d’achat de l’électricité injectée sur le réseau est encadré par arrêté et varie selon la puissance installée et l’année de mise en service. Utiliser un tarif approximatif ou daté sur une simulation 25 ans peut faire varier le TRI de plusieurs points.
Un installateur PV ne va pas vous recommander de commencer par le LED. Pourtant, dans certains cas, un éclairage LED préalable réduit la consommation, augmente le taux d’autoconsommation, et améliore le TRI du projet PV qui suit. L’optimisation globale nécessite un regard extérieur.
Ce que ça change en pratique
Sur les projets que nous avons étudiés après qu’un devis ait déjà été reçu, le dimensionnement optimal divergeait dans les deux sens : parfois en dessous du devis initial (consommation surestimée, installation surdimensionnée), parfois au-dessus (surface exploitable sous-estimée, potentiel d’autoconsommation plus fort que prévu).
Notre positionnement : nous réalisons l’étude technico-financière, puis si le projet est validé, le groupe Solyance prend en charge l’exécution. L’étude n’est pas un frein au projet — elle l’accélère en donnant un dossier complet (faisabilité, financements, ENEDIS) qui permet de lancer les démarches immédiatement après la décision.
Questions fréquentes
L’étude technico-financière allonge-t-elle les délais ?
Non — elle les comprime. Une étude bien construite produit le dossier complet : faisabilité, hypothèses, aides identifiées. Cela permet de lancer les démarches administratives (permis, ENEDIS) dès la décision prise.
Peut-on utiliser nos devis existants comme base ?
Oui, c’est souvent notre point de départ. Nous les recalibrons sur vos données réelles et comparons les hypothèses. Nous vous le disons dans les deux sens.
Faut-il avoir un projet précis pour demander une étude ?
Non. Nous intervenons aussi en amont, quand vous savez que vous avez un enjeu énergétique mais pas encore de projet défini. Le diagnostic initial (gratuit) permet d’identifier les leviers prioritaires.
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